Projets

« Dieu n’a fait aucune erreur en me donnant cette apparence I »

« Dieu n’a fait aucune erreur en me donnant cette apparence »,  comme son nom l’indique, à inverser la vision des choses, pour les voir dans leurs vérités, celles qui sont cachées par les apparences, les artifices et les idéologies.

Cette inversion permet de  décortiquer et d’inverser et de décoder,  un processus systémique qui à ce jour produit des désastres dans les relations entre les individus de la planète et notamment parmi les personnes non blanches/noires, persuadées que ce qu’elles comprennent et intègrent, et qui leur est inculqué est à leur avantage alors qu’il en est rien.  »Dieu n’a fait aucune erreur en me donnant cette apparence »  pose la question pour   comprendre une situation qui nécessite d’être décortiquée afin de comprendre un processus systémique qui à ce jour produit des désastres parmi les personnes non blanches/noires, qui sont pour certaines persuadées que leur couleur de peau est une erreur. Mirtho Linguet

 

 

 

KASSÉ KÔ/ CORPS CASSÉS

BIOPSIMÉTRIE III

UN JOUR UN PRODUIT

BIOPSIMÉTRIE II

BIOPSIMÉTRIE I

Biopsimétrie ou  le mur invisible

Travail qui aborde le problème de la barrière née du racisme, qui maintient les personnes non-blanches à distance. Il est ici fait allusion aux quotas qui servent à limiter la présence de personnes non-blanches en maintenant l’illusion qu’elles ont accès alors qu’il en est rien. Un projet qui aborde l’exclusion produite par le racisme. Le verre symbolise l’idée du plafond, de la pression qu’il imprime, de la distance et ce malgré sa transparence, qui laisse croire qu’elle n’existe pas. Il est question de l’illusion au sein de laquelle sont maintenues ces personnes du fait de leur apparence, du fait de leur couleur de peau.

Un travail qui dans son contenu formel traite de la situation  quotidienne au sein de laquelle se trouvent  impliquées les personnes non blanches, en proie à des questionnements, des réactions et surtout beaucoup d’incompréhension, face à ce à quoi elles se trouvent exposées, une incompréhension alimentée par une grande confusion. Alors que d’un côté il est question de progrès « technologiques » , il est  constaté que ces progrès ne s’ accompagnent nullement   d’amélioration dans  la qualité des relations  entre les  individus,  et que le nombre des victimes qui se compte par millions en  grande majorité sont celles classifiées comme personnes non blanches/ ou personnes dites noires. © Mirtho Linguet

ON A MARCHÉ SUR LATÉRITE

Cette série  fait suite aux interrogations déjà présentes dans I.E.I ou  » L’insignifiance des choses  » elle se veut aussi une approche critique sous forme de question, sur  l’idée du symbole, et de sa manifestation dans le réel au travers de celui que lui donne l’individu.  De la question de savoir  ce qu’ implique, et génère un symbole, le sens que lui donne concrètement,   l’individu qui s’y associe. De sa matérialité manifeste en terme de relation à l’autre, au territoire sur lequel il prend forme.

 

D.B.K.S.F.T Résidence St Laurent du Maroni 2013

Ce projet de résidence effectué en 2013 à St Laurent du Maroni, interroge sur la question du sens. En voulant traiter de la question du sens, surgit la notion de l’évocation, et  par analogie, l’idée de la représentation. Ce travail  interroge  le spectateur pour l’amener à reconsidérer son réel.  Réel qu’il pense et croit  connaître, mais dont il n’en mesure qu’une infime et partielle connaissance. Ici nul  regard   « indigéniste », le regard se veut avant tout critique et use du détour.

L’évocation abstraite comme structure de langage, lui permet de mettre en lumière des champs de lectures nouvelles, multiples, de ce qui est du domaine  de la perception individuelle ou collective selon l’idée qui est retenue celle ci, de ce qui est des nuances apportées par les  différents niveaux de perception.

« D B K S F T »  crée de ce fait une mise en abyme, un labyrinthe, parlant  de contradictions  de sens, inhérentes aux relations, entre l’homme et son environnement, à sa façon de s’inscrire dans le monde, des définitions –sens, qu’il se donne de lui-même, des autres, et  aux choses dès lors qu’il les appréhende, une métaphore de l’interprétation,  de l’absurde que peut parfois révéler une représentation, comment nous fabriquons des concepts qui s’avèrent souvent des images que nous nous faisons de l’autre, un autre pas si différent finalement si ce n’est qu’en apparence, car soumis aux mêmes conditions et nécessités propres à tous les individus .

Du rapport singulier/subjectif,  à l’autre, et au monde à travers nos perceptions respectives.

* D.B.K.S.F.T = Deng Bushi Konde Sama Fu Tide.

A MENTAL-CIDE / UN  » BAIN DÉMARÉ « 

Qu’est ce que le MENTACIDE :  C’est lorsque votre cerveau s’attaque lui-même ( l’individu  se rend compte de cela à un niveau conscient ), l’individu pense devenir  comme  « fou »,  il pense perdre la raison.
Pour paraphraser, le Mentacide est défini comme «la destruction planifiée et systématique de la mentalité/psyché d’un groupe d’individus ou d’un individu visant à sa destruction, par le remplacement d’un autre mode de pensée qui lui est imposée  à son détriment.  Mental-Cide se veut un jeu de mot ici pour parler du suicide Mental imprimé par un groupe sur un autre groupe de manière directe ou indirecte et des répercussions souvent tragiques. L’idée du  » bain démaré  » est ici une métaphore,  d’un  » rituel  » considéré mystique ,  celui du bain qui symboliquement d’une part et fonctionnellement  d’autre part sert à « nettoyer » l’individu de toute chose  considérée    » impropre et nuisible   » directement ou indirectement à l’individu provoquant des manifestations  ici la révulsion manifestée par la transe/réaction, signifié ( matérialité )  étape vers un rétablissement.

BAKULU 

 

« L’implication des Bakulu dans la vie réelle des vivants consiste dans leurs pouvoirs  d’amplifier les chances de vie, d’augmenter la natalité de leurs descendants et de pourvoir à leur bien être matériel, spirituel, humain, sociétal, économique, politique en assurant leur securité notamment alimentaire, vitale mais surtout l’accumulation des richesses.  » ……….
Le titre « Bakulu » dans  ce travail tente de revisiter l’idée et l’origine des mythes et des croyances de leur imprégnation et implications.
De comment celles ci affectent la réalité d’un individu et son rapport au monde, dès lors qu’il s’y associe de manière directe ou indirecte. Ces images  cherchent à transcender le surnaturel pour le redéfinir dans le réel, le quotidien, ces images cherchent à troubler et à susciter le questionnement.
Ce travail photographique soulève l’ interrogation  sur ce que représente et nourrit  l’évocation, et  sa représentation pour celui qui en fait cas.
 » Bakulu » ou « Baclou » un prétexte  dans la poursuite d’une réflexion sur  l’homme, l’individu, qui pour comprendre le monde, son rapport à son espace et à ses questions demeure  l’arrangeur et le support de l’existence de sa et ou ses croyances.