Projets

D.B.K.S.F.T Résidence St Laurent du Maroni 2013

Ce projet de résidence effectué en 2013 à St Laurent du Maroni, interroge sur la question du sens. En voulant traiter de la question du sens, surgit la notion de l’évocation, et  par analogie, l’idée de la représentation. Ce travail  interroge  le spectateur pour l’amener à reconsidérer son réel.  Réel qu’il pense et croit  connaître, mais dont il n’en mesure qu’une infime et partielle connaissance. Ici nul  regard   « indigéniste », le regard se veut avant tout critique et use du détour.

L’évocation abstraite comme structure de langage, lui permet de mettre en lumière des champs de lectures nouvelles, multiples, de ce qui est du domaine  de la perception individuelle ou collective selon l’idée qui est retenue celle ci, de ce qui est des nuances apportées par les  différents niveaux de perception.

« D B K S F T »  crée de ce fait une mise en abyme, un labyrinthe, parlant  de contradictions  de sens, inhérentes aux relations, entre l’homme et son environnement, à sa façon de s’inscrire dans le monde, des définitions –sens, qu’il se donne de lui-même, des autres, et  aux choses dès lors qu’il les appréhende, une métaphore de l’interprétation,  de l’absurde que peut parfois révéler une représentation, comment nous fabriquons des concepts qui s’avèrent souvent des images que nous nous faisons de l’autre, un autre pas si différent finalement si ce n’est qu’en apparence, car soumis aux mêmes conditions et nécessités propres à tous les individus .

Du rapport singulier/subjectif,  à l’autre, et au monde à travers nos perceptions respectives.

* D.B.K.S.F.T = Deng Bushi Konde Sama Fu Tide.

A MENTAL-CIDE / UN  » BAIN DÉMARÉ « 

Qu’est ce que le MENTACIDE :  C’est lorsque votre cerveau s’attaque lui-même ( l’individu  se rend compte de cela à un niveau conscient ), l’individu pense devenir  comme  « fou »,  il pense perdre la raison.
Pour paraphraser, le Mentacide est défini comme «la destruction planifiée et systématique de la mentalité/psyché d’un groupe d’individus ou d’un individu visant à sa destruction, par le remplacement d’un autre mode de pensée qui lui est imposée  à son détriment.  Mental-Cide se veut un jeu de mot ici pour parler du suicide Mental imprimé par un groupe sur un autre groupe de manière directe ou indirecte et des répercussions souvent tragiques. L’idée du  » bain démaré  » est ici une métaphore,  d’un  » rituel  » considéré mystique ,  celui du bain qui symboliquement d’une part et fonctionnellement  d’autre part sert à « nettoyer » l’individu de toute chose  considérée    » impropre et nuisible   » directement ou indirectement à l’individu provoquant des manifestations  ici la révulsion manifestée par la transe/réaction, signifié ( matérialité )  étape vers un rétablissement.

BAKULU 

 

« L’implication des Bakulu dans la vie réelle des vivants consiste dans leurs pouvoirs  d’amplifier les chances de vie, d’augmenter la natalité de leurs descendants et de pourvoir à leur bien être matériel, spirituel, humain, sociétal, économique, politique en assurant leur securité notamment alimentaire, vitale mais surtout l’accumulation des richesses.  » ……….
Le titre « Bakulu » dans  ce travail tente de revisiter l’idée et l’origine des mythes et des croyances de leur imprégnation et implications.
De comment celles ci affectent la réalité d’un individu et son rapport au monde, dès lors qu’il s’y associe de manière directe ou indirecte. Ces images  cherchent à transcender le surnaturel pour le redéfinir dans le réel, le quotidien, ces images cherchent à troubler et à susciter le questionnement.
Ce travail photographique soulève l’ interrogation  sur ce que représente et nourrit  l’évocation, et  sa représentation pour celui qui en fait cas.
 » Bakulu » ou « Baclou » un prétexte  dans la poursuite d’une réflexion sur  l’homme, l’individu, qui pour comprendre le monde, son rapport à son espace et à ses questions demeure  l’arrangeur et le support de l’existence de sa et ou ses croyances.

DISTANCE D’ISOLATION

«  Les relations sont l’essence du monde vivant. Les histoires sont la voie royale pour l’étude des relations. Ce qui est important dans l’histoire, ce qui est vrai dedans, ce n’est pas l’intrigue, les choses ou les gens. Mais les relations entre elles. »  Gregory Bateson

 


FLORA

« Flora » qui évoque une idée du dit « merveilleux «   un univers qui se réfère  au concept de la « mythologie « s’appuyant sur des évocations qui prennent leur source dans l’imaginaire et le réel, un thème qui aborde, là encore l’idée de se singulariser dans un mode idéologique qui prône la globalisation, une globalisation qui ne tient pas compte de l’autre car définie par un seul groupe de personnes dictant et définissant celle ci et poussant les hommes à se dénigrer. Flora parle de l’idée de se départir de la subjugation dite «  culturelle ». Il est ici question du sens et de la représentation et de la fonction ce des choses qui servent à articulent la pensée de l’individu, structurent son imaginaire et la représentation qu’il donne à celui ci. Ici il est question de représentation qui prennent leurs origines dans la volonté première d’expliquer le monde et ses inconnues du point de vue de celui qui le regarde, et non d’un point vue imposé.

TRAVAUX IN SITU


ALCHIMIE 10/2009


ALCHIMIE 2010 PLACE ST SULPICE


I E I 03/2012


RUTHY 06/2013

RESIDENCE DIJON 2011

En janvier 2011 Mirto a effectué une résidence d’artiste au sein de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, il y a mené un travail de recherche, s’appuyant sur la réflexion et la problématique de la notion de l’identité et du territoire. Dans ce travail, ses sujets redéfinissent l’identité des lieux dans lesquels il les fait poser. Il brouille les pistes, interpelle le spectateur, de manière ludique, un terrain de jeu à indices, qui parfois permettent de définir l’individu et son histoire, de ce qui le rend singulier dans un environnement.
Par cette approche il donne une nouvelle lecture et une nouvelle définition du territoire et de l’identité.
Son écriture photographique se veut stricte, frontale, franche et analytique.
Une galerie de portraits sans fards et sans artifices, qui n’est pas sans rappeler celle d’un musée d’histoire Naturelle, pour y découvrir non pas des espèces en voie de disparition mais des personnages pleins de singularités.
La plupart du temps le sujet est centré dans un véritable environnement, le regard est piégé puis invité à se perdre. On commence alors à soupçonner que ce ne serait pas tant une présentation de l’homme dans son contexte social que la suggestion du regard qu’il pourrait porter. Une invitation à un regard relatif donc, dans une interprétation qui irait du personnage à l’arrière-plan.
Un examen plus approfondi mène vers d’autres conclusions, il se produit que le regard, d’abord attiré par les personnages et amusé par la lecture sociale de la photographie et invité à « expliquer » l’arrière-plan par l’avant-plan, se désintéresse finalement de l’avant-plan et cherche photographie après photographie non plus les variations, mais les fondamentaux.

POUPEES NOIRES

En regardant la série Poupées Noires (Black Dolls), le discours principal pourrait être dit autour de possession de consommation visuelle des figures féminines ainsi que la notion d’identité culturelle. Basé sur le poème Limbe de Léon Damas, les femmes représentées sont  semi vêtues pour  affronter le regard du spectateur. Mirtho  n’a pas «capturé» ces femmes dans ses images, il a créé des personnages , dans un mode Damas-esque, qui n’est pas sous la coupe des sociétés occidentales, si ce n’est qu’en surface,  et génère une idéologie unique qui est tout aussi puissante et captivante. ARC magazine n° Juin 2013.

la série Poupées Noires, invite à voir un individu et non sa couleur de peau. Le caractère brut et maquillé cherchant à  forcer le regard à aller au-delà – exagérer quelque chose pour contraindre à voir au-delà. Il n’est nullement question de faire l’apologie de la négritude, mais de porter une critique.

Ce projet s’inspire du poème Limbé tiré du recueil Pigments névralgies de Léon Gontran Damas.

IEI ou «  l’insignifiance des choses » .

Cette série  se veut avant tout une approche critique sous forme de question, sur  l’idée du symbole, et de sa manifestation dans le réel. Ici c’est la question du  sens qui est traitée et de l’objectif du «  non -dit » l’inavoué, de l’éventuel  plan qu’il est censé définir. De la matérialité dans le réel à travers les actions des hommes qui s’y identifient et comment celles ci s’articulent dans l’espace qu’il semble délimiter.  De la question de savoir  ce qu’ implique et génère un symbole concrètement  pour l’individu qui s’y associe.
Du résultat. La cause et l’effet.

 

ALCHIMIE PROJECT

Alchimie se veut une galerie de 30 portraits, définis chacun par un nom d’élément chimique. Chaque portrait possède donc de ce fait sa propre identité et se laisse regarder comme une entité autonome.
L’ensemble de ces portraits en couleur photographiés sur fond blanc s’accompagne d’une vidéo, d’un habillage sonore musical adapté au propos de l’expo, ainsi que de poèmes qui soutiennent tous ces visages présentés comme autant de paysages humains.