Projets

TRAVAUX IN SITU


ALCHIMIE 10/2009


ALCHIMIE 2010 PLACE ST SULPICE


I E I 03/2012


RUTHY 06/2013

RESIDENCE DIJON 2011

En janvier 2011 Mirto a effectué une résidence d’artiste au sein de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, il y a mené un travail de recherche, s’appuyant sur la réflexion et la problématique de la notion de l’identité et du territoire. Dans ce travail, ses sujets redéfinissent l’identité des lieux dans lesquels il les fait poser. Il brouille les pistes, interpelle le spectateur, de manière ludique, un terrain de jeu à indices, qui parfois permettent de définir l’individu et son histoire, de ce qui le rend singulier dans un environnement.
Par cette approche il donne une nouvelle lecture et une nouvelle définition du territoire et de l’identité.
Son écriture photographique se veut stricte, frontale, franche et analytique.
Une galerie de portraits sans fards et sans artifices, qui n’est pas sans rappeler celle d’un musée d’histoire Naturelle, pour y découvrir non pas des espèces en voie de disparition mais des personnages pleins de singularités.
La plupart du temps le sujet est centré dans un véritable environnement, le regard est piégé puis invité à se perdre. On commence alors à soupçonner que ce ne serait pas tant une présentation de l’homme dans son contexte social que la suggestion du regard qu’il pourrait porter. Une invitation à un regard relatif donc, dans une interprétation qui irait du personnage à l’arrière-plan.
Un examen plus approfondi mène vers d’autres conclusions, il se produit que le regard, d’abord attiré par les personnages et amusé par la lecture sociale de la photographie et invité à « expliquer » l’arrière-plan par l’avant-plan, se désintéresse finalement de l’avant-plan et cherche photographie après photographie non plus les variations, mais les fondamentaux.

POUPEES NOIRES / BLACK DOLLS

En regardant la série Poupées Noires (Black Dolls), le discours principal pourrait être dit autour de possession de consommation visuelle des figures féminines ainsi que la notion d’identité culturelle. Basé sur le poème Limbe de Léon Damas, les femmes représentées sont  semi vêtues pour  affronter le regard du spectateur. Mirtho  n’a pas «capturé» ces femmes dans ses images, il a créé des personnages , dans un mode Damas-esque, qui n’est pas sous la coupe des sociétés occidentales, si ce n’est qu’en surface,  et génère une idéologie unique qui est tout aussi puissante et captivante. ARC magazine n° Juin 2013.

la série Poupées Noires, invite à voir un individu et non sa couleur de peau. Le caractère brut et maquillé cherchant à  forcer le regard à aller au-delà – exagérer quelque chose pour contraindre à voir au-delà. Il n’est nullement question de faire l’apologie de la négritude, mais de porter une critique.

Ce projet s’inspire du poème Limbé tiré du recueil Pigments névralgies de Léon Gontran Damas.

« Poupées Noires » aborde le problème du racisme sous la forme du système de la suprématie blanche, et des conséquences de celui ci.
Une critique de ce qu’a initié cette idéologie  de la couleur de peau et qui à ce jour affecte toutes les relations des individus dans le monde de manière directe et indirecte 24/7 et dans tous les domaines d’activités au sein desquels ils sont impliqués, le problème majeur qui affecte l’ensemble des relations des hommes et femmes de la planète du fait de leur couleur de peau .

Ces poupées noires posent les questions suivantes :

En quoi une couleur de peau doit elle servir de support à la maltraitance d’un individu par un autre individu ?

Qu’est ce qu’une couleur de peau sinon un artifice apparent dont l’individu n’est en rien responsable  .

Quel rapport entre la couleur de peau d’un individu et ses capacités à penser, parler, agir ?

Est ce la fonction de la peau que de servir de ferment à la maltraitance ?

Les photographie du projet Poupées Noires /Black-Dolls Project, posent un regard interrogateur sur ce problème de manière ironique et cynique mais aussi acerbe. Ce travail cherche à révéler les choses et poser le problème pour initier la recherche de la solution, qui dans ce contexte est remplacer le racisme par un système de JUSTICE.

IEI ou «  l’insignifiance des choses » .

Cette série  se veut avant tout une approche critique sous forme de question, sur  l’idée du symbole, et de sa manifestation dans le réel. Ici c’est la question du  sens qui est traitée et de l’objectif du «  non -dit » l’inavoué, de l’éventuel  plan qu’il est censé définir. De la matérialité dans le réel à travers les actions des hommes qui s’y identifient et comment celles ci s’articulent dans l’espace qu’il semble délimiter.  De la question de savoir  ce qu’ implique et génère un symbole concrètement  pour l’individu qui s’y associe.
Du résultat. La cause et l’effet.

 

ALCHIMIE PROJECT

Alchimie se veut une galerie de 30 portraits, définis chacun par un nom d’élément chimique. Chaque portrait possède donc de ce fait sa propre identité et se laisse regarder comme une entité autonome.
L’ensemble de ces portraits en couleur photographiés sur fond blanc s’accompagne d’une vidéo, d’un habillage sonore musical adapté au propos de l’expo, ainsi que de poèmes qui soutiennent tous ces visages présentés comme autant de paysages humains.

PORTRAITS

BIGI POKOU